Présentation du contexte

La classe

Cette activité s'est déroulé au sein de deux classes Protic de secondaire IV en octobre 2001 à l'école secondaire les Compagnons-de-Cartier. L'apprentissage dans ces groupes du programme Protic s'articule selon quatre points importants, soit l'intégration des TIC, le travail en équipe collaboratif, l'approche par projets et une évaluation critériée selon l'acquisition de compétences.

Ces quatre pivots de fonctionnement ont leur pleine raison d'être et forment un paradigme d'enseignement extrêmement riche. L'emploi des TIC, par exemple, offre à l'enseignant une liberté accrue dans l'élaboration de ses projets ainsi qu'un pouvoir de contextualisation supérieur. Les élèves peuvent alors explorer davantage et plus en profondeur la matière du curriculum, voire même de dépasser le niveau du curriculum régulier.

En ce qui a trait au travail en équipe, on comprend que le fait d'amener le plus souvent possible l'élève à évoluer dans la zone proximale de développement est tout à son avantage. On fait réaliser des tâches d'apprentissage aux élèves par petits groupes ou avec un pair. L'élève est alors appelé à participer et à s'impliquer encore plus au sein de sa communauté d'apprenants.

Nous sommes donc dans un contexte pédagogique pédocentré où toute la place est laissée à l'apprenant, l'élève. Ce dernier évolue le plus souvent possible en situation de travail collaboratif au centre d'une communauté d'apprenants et d'experts. Et l'enseignant, lui, demeure au centre de la classe, avec et pour les élèves, leur laissant le maximum de latitude afin de maximiser à son tour le temps efficace à l'apprentissage en classe. Enfin, les élèves sont soumis à une évaluation critériée aux seuils élevés, mais aux critères justes et précis.

Une mission

Dans le contexte d'apprentissage que propose le nouveau programme de la réforme, les classes Protic intègrent déjà pleinement l'approche par projets. Toutefois, vu la grande diversité des activités d'apprentissage avec les élèves, nous avons redéfini chacune d'elles selon le degré responsabilité demandé à l'élève. Il est donc clair pour nous qu'un projet ne peut être associé à une simple activité d'une seule période en classe. Le projet constitue plutôt le contexte donnant le plus haut degré de liberté à l'élève où ce dernier est responsable de la planification, la nature et de la qualité du produit.

En contrepartie, les missions sont des défis lancés aux élèves. Sans atteindre le même degré de liberté que le projet, la planification (pouvant varier de 3 à 15 périodes) est laissée à la discrétion de l'élève. Le choix de relever le défi relève d'une décision à la fois personnelle et démocratique puisque chaque élève peut accepter ou refuser la mission. Toutefois, si plus des 2/3 de la classe refusent la mission, il nous faut retourner à la table à dessin! Les missions sont orientées vers le développement de compétences spécifiques où il serait trop difficile pour l'élève de se placer lui-même en situation d'apprentissage efficace de ces compétences. Un élève qui refuserait une mission dispose de toute la durée de la mission pour réaliser, à l'aide des manuels et autres ressources (mais sans déranger les autres élèves) les apprentissages relatifs à cette partie du curriculum.